
Comparée à une entreprise au régime réel, l’autoentreprise bénéficie d’une réduction des obligations comptables. Toutefois, l’autoentrepreneur ne doit pas négliger la gestion de sa trésorerie, afin de tenir à jour sa comptabilité, de ne pas faire d’erreur dans ses déclarations ou ses factures et de prévoir tout risque de dépassement des seuils de l’autoentreprise ou de TVA. On vous explique comment bien gérer la trésorerie de son autoentreprise : le tableau de bord financier, tenir une comptabilité, les logiciels de gestion, définir un budget annuel, avoir un compte pro, etc.
L’un des premiers avantages de l’autoentreprise est de profiter d’un allégement des obligations comptables comparée à une entreprise individuelle. Par exemple, vous n’êtes pas obligé de fournir un bilan comptable en autoentreprise. Si les obligations de gestion pour l’autoentrepreneur sont réduites, elles ne sont pourtant pas inexistantes, vous devez :
Et vous devez respecter la législation et les normes liées à votre activité, bien entendu.

Le tableau de bord est le meilleur moyen de suivre ses finances en temps réel. Cela permet de s’assurer de l’argent que l’on peut retirer pour soi et de pouvoir payer ses cotisations URSSAF, le versement libératoire et la TVA sans encombre, tous les mois ou tous les trimestres. Sur son tableau de bord, il est possible d’ajouter plusieurs indicateurs utiles, par exemple :
Vous l’avez compris, il est important de suivre ses recettes et ses dépenses, de tenir sa comptabilité à jour, pour être serein et pour que votre activité soit stable ! Si votre déclaration de revenus ne se fait qu’une fois par an, votre déclaration de CA, en revanche, doit être réalisée tous les 3 mois ou idéalement tous les mois. Cela vous permet de vérifier votre gestion financière et permet de s’assurer que vous ne dépassez pas les seuils fixés pour une autoentreprise ou le seuil d'assujettissement à la TVA.
D’ailleurs, l’autoentreprise permet de bénéficier du versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Si vous êtes imposable, ce serait dommage de ne pas en profiter !
Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de créer votre tableau de bord financier et de le mettre à jour vous-même, vous avez la solution du logiciel de gestion. Et c’est normal, la finance et la comptabilité ne sont pas des domaines dans lesquels tout le monde excelle ! Vous pouvez opter pour un logiciel de gestion open source ou propriétaire, ou bien profiter de l’accompagnement et de l’aide de professionnels en vous inscrivant sur un site de gestion administrative pour autoentrepreneur. C’est le choix de nombreux autoentrepreneurs !
La création d’un budget annuel n’est pas que du ressort des PME ou des grosses entreprises. Il peut être utile à un autoentrepreneur pour gérer sa trésorerie. Pour cela, il est nécessaire de prévoir les charges fixes et les charges variables. Les charges fixes correspondent à tous vos frais déterminés à l’avance (taxes, cotisation foncière des entreprises, budget de fonctionnement, etc.). Les charges variables correspondent aux frais imprévus, qui arrivent en cours d’année. Il est donc judicieux de prévoir une marge préventive pour éviter toute surprise.

Pour un autoentrepreneur, il est obligatoire d’ouvrir un compte bancaire dédié à son activité lorsqu’on dépasse le seuil de 10 000 € de CA annuel deux années consécutives. Vous n’êtes pas obligé d’ouvrir un compte professionnel, ce peut être un simple compte bancaire, mais il doit être uniquement dédié à votre activité autoentrepreneur. Même si vous ne dépassez pas 10 000 €, il est recommandé d’avoir un compte séparé de vos finances personnelles. Cela vous permet de mieux gérer votre trésorerie, de suivre vos finances professionnelles rapidement et de pouvoir vous justifier facilement en cas de contrôle fiscal. Il vous suffit ensuite de vous verser une rémunération sur votre compte bancaire personnel.
Bien que la gestion administrative d’une autoentreprise soit simplifiée, il est important d’être rigoureux en faisant un point sur sa comptabilité, idéalement tous les mois.
Oui, il y a quelques obligations comptables en microentreprise, bien qu’elles soient allégées. Il est obligatoire de tenir un livre de recettes-dépenses (manuscrit ou à l’aide d’un logiciel informatique), de tenir un registre des achats pour les activités d’achat/vente, de gérer sa trésorerie, de produire des factures aux normes, de déclarer son CA et sa TVA (si l’on est redevable de la TVA) et d’ouvrir un compte bancaire lorsque l’on dépasse le seuil de 10 000 € de CA par an.
En autoentreprise, vous avez le choix de payer vos cotisations URSSAF tous les mois ou tous les 3 mois. Si vous choisissez de les régler chaque trimestre, les échéances de paiement des cotisations URSSAF sont le 31 janvier, le 30 avril, le 31 juillet et 31 octobre. Si vous choisissez le paiement trimestriel, il est automatiquement reconduit chaque année.
Si vous êtes redevable de la TVA, vous pouvez gérer votre TVA au régime réel normal ou au régime réel simplifié. Au régime réel simplifié, vous devez faire une déclaration annuelle de TVA et régler deux acomptes dans l’année (en juillet et en décembre). Si vous choisissez le régime réel normal, vous pouvez vous acquitter de vos paiements de TVA mensuellement ou trimestriellement.