
Après avoir fait le tour des avantages fiscaux lors des versements, nous allons explorer la fiscalité des sommes présentes au sein d'un PER, et comment le produit d’épargne dédié à la retraite se différencie de l’assurance vie ou du Plan d’Épargne en Actions (PEA).
Nous allons également voir ce qui distingue ces trois enveloppes en matière de disponibilité des fonds et de plafonds de versement.
Le Plan d’Épargne Retraite est un produit financier. Cela veut dire que les versements que vous y effectuez servent à acheter des actifs qui peuvent être de différente nature : actions, obligations, prêts, titres de créance, immobilier…
✅ Chez Caravel, votre PER ne finance que des projets à impact ancrés dans les enjeux sociétaux et environnementaux modernes.
Ainsi, nous ne proposons que des investissements dits “verts”, qui soutiennent la transition écologique et le développement d’un monde durable : entreprises des énergies renouvelables, “green bonds” (obligations vertes), bannissement total des énergies fossiles et des entreprises problématiques…
Votre argent ne se retrouve donc pas à soutenir un monde qui n’a plus lieu d’être et qui détruit la planète.
Cela veut aussi dire que l’objectif d’un tel produit est de miser sur le temps (très) long : votre retraite.
Nous avons vu que le PER propose une déductibilité fiscale très intéressante, mais il faut néanmoins garder en tête l’objectif initial de l’investissement : améliorer sa retraite. Voilà pourquoi le Plan d’Épargne Retraite possède une caractéristique qui, à première vue peut sembler contraignante, mais en réalité est nécessaire : les fonds placés y sont bloqués.
Cela permet à votre argent de travailler sereinement, pour maximiser l’effet des intérêts composés et booster votre future pension de retraite.
Cependant, il existe tout de même des cas de déblocage anticipé, pour les urgences.
💡 Pour en savoir plus sur les conditions de déblocage, c'est par ici.
Lorsque vous atteignez l'âge de la retraite et que vous décidez de retirer vos fonds de votre PER, la part du capital correspondant à vos versements déduits est soumise à l'impôt sur le revenu, mais pas aux prélèvements sociaux.
Comme le PER est un support d’investissement, sur toute la durée du contrat, vous aurez acquis des plus-values. Ces dernières sont taxées à 31,4% par la “flat-tax” (12,8% d’impôts + 18,6% de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026, contre 17,2% auparavant).
Nous reviendrons bien évidemment sur toute la fiscalité de la sortie du PER, que ce soit en capital ou en rente, dans la partie suivante du guide.
📚 Lexique : flat tax
La "flat tax" est un terme utilisé pour désigner le prélèvement forfaitaire unique (PFU) qui s'applique à certaines formes de revenus de placement, y compris les revenus générés par un Plan d'Épargne Retraite (PER). Ce taux est dit unique car il ne prend pas en compte votre tranche d’imposition et votre revenu fiscal de référence.
📚 Lexique : intérêts composés
Les intérêts composés sont la croissance de l'argent générée par l'investissement initial, ainsi que par les gains antérieurs. Cela signifie que vos gains sont réinvestis pour produire davantage de gains, ce qui permet une croissance financière exponentielle à long terme.
Pour en savoir plus sur leur puissance, consultez notre article dédié - La magie des intérêts composés
Il est courant de se demander comment le PER se compare face à un autre produit comme l’Assurance-vie, qui est également une solution mise en avant pour ses avantages sur le long terme.
Pourtant, même s’ils sont tous les deux basés sur l’épargne et l’anticipation ou la sécurisation de l’avenir, les deux contrats sont très différents en termes de fiscalité.
💡 Voici quelques éléments de comparaison :
PER : Les cotisations au PER sont déductibles du revenu imposable (pour les versements effectués avant 70 ans), tandis que l'imposition des gains est reportée jusqu'à la retraite. Les retraits sont imposés comme des revenus, avec un abattement de 10% pour les rentes. Le capital est toutefois bloqué sauf conditions mentionnées plus haut.
Assurance-Vie : Les versements effectués sur un contrat d'assurance vie ne sont pas déductibles de votre revenu imposable. Vous ne bénéficiez donc pas d'un avantage fiscal au moment des versements.
Cependant, la fiscalité varie en fonction de la durée de détention du contrat :
Dans tous les cas, les gains restent soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 17,2% : l'assurance vie n'est pas concernée par la hausse à 18,6% qui s'applique au PER et au PEA depuis 2026.
L’assurance vie offre plus de flexibilité car les fonds peuvent donc être récupérés sans condition contraignante, mais il faut attendre avant de profiter de l’avantage fiscal, qui lui est immédiat pour le PER.
Le PEA, pour Plan d’Épargne en Actions est quant à lui un produit beaucoup plus axé sur l’investissement actif, même s’il peut être souscrit en gestion pilotée, comme le PER ou l’Assurance-vie.
Pourtant, ici aussi, les versements qui y sont effectués ne sont pas déductibles de votre revenu imposable. Il n'y a pas d'avantage fiscal au moment des versements. Le PER reste le seul produit à profiter de cette fonctionnalité.
💡 Fiscalité des gains (plus-values) :
Les gains réalisés grâce à un PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu, à condition que le PEA ait été ouvert depuis au moins 5 ans. Ils restent en revanche soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 18,6% depuis le 1er janvier 2026.
Si vous effectuez un retrait avant 5 ans, les gains seront soumis à un taux de 12,8% d'impôt, auquel s'ajoutent les 18,6% de prélèvements sociaux (soit 31,4% au total), et le PEA sera clôturé.
Plafonnement des versements :
Les PEA sont soumis à des plafonds de versements, qui dépendent du type de PEA (PEA classique ou PEA PME). Ils sont de :
À noter : si vous détenez les deux, le total de vos versements sur le PEA et le PEA-PME ne peut pas dépasser 225 000 €.
La fiscalité du PEA se rapproche donc de celle de l’Assurance-vie, avec une limite dans le temps dédiée qui déclenche l’avantage fiscal (5 ans pour le PEA, 8 pour l’Assurance-vie).
Comparé au PER, il n’y a pas d’avantage fiscal à l'entrée, les retraits avant 5 ans entrainent la fermeture du plan, et il existe un plafond sur les versements (ce qui n’est pas le cas sur le PER).
Le Plan d’Épargne Retraite est donc, logiquement, le meilleur moyen de préparer sa retraite. Le PEA et l’Assurance-vie apportant des solutions à d’autres problématiques.
Seul le PER permet donc de bénéficier d’un avantage fiscal dès le premier jour, ayant une incidence sur votre vie économique au quotidien. Mais une question subsiste : comment le PER gère l’arrivée à la retraite ? Quelles sont les possibilités en matière de sorties, et quelle est leur fiscalité ?
C’est exactement ce que nous allons voir dans la partie suivante !